agriculture
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On peut produire sans pesticides ! Pistes
- Par cordier_bernard
- Le 27/03/2026
- Dans Les années LOL
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Repris du post de Nicolas Camps du 24 mars 2026
Pesticides : ce n’est pas la science qui bloque, c’est l’organisation du territoire
Beaucoup pensent que « tout dépend du gouvernement », que « la mondialisation impose ses règles », ou que « les maires n’ont aucun pouvoir ».
C’est faux.
Un territoire n’est pas géré par Paris.
Un territoire est géré par un maire.
Et aujourd’hui, le paradoxe est total :
- La science a démontré qu’on peut produire sans pesticides,
- Le droit interdit aux maires de les interdire,
- Alors que la transition dépend précisément du territoire.
L’INRAE a déjà démontré qu’on peut se passer de pesticides
Dix ans d’essais systèmes, menés dans plusieurs stations expérimentales (Le Rheu, Dijon, Avignon, Rennes), montrent la même chose :
- rotations longues (5–7 ans),
- diversité culturale (intercultures, associations, bandes fleuries),
- sols vivants (couvert permanent, travail du sol réduit),
- régulations biologiques (auxiliaires, prédateurs naturels),
- infrastructures écologiques (haies, zones humides, trames vertes),
- gestion fine de l’eau (infiltration, gradients, retenues).
Résultat :
- –80 à –100 % de pesticides,
- rendements stabilisés à moyen terme,
- moins de variations d’année en année.
Le verrou n’est pas agronomique.
Le verrou est organisationnel.
Le maire ne peut pas interdire les pesticides et c’est normal
Le Conseil d’État l’a rappelé plusieurs fois :
les pesticides relèvent d’une police spéciale de l’État.
Un maire ne peut pas interdire une molécule.
Les arrêtés anti‑pesticides de Langouët, Sceaux, Gennevilliers ont tous été annulés.
Mais cela ne veut pas dire qu’un maire est impuissant.
Cela veut dire qu’il doit agir là où il a réellement du pouvoir :
le territoire.
Un maire peut transformer un territoire sans toucher au droit des pesticides
Un maire peut :
- restaurer les sols (PLU, schémas de sol, aides locales),
- replanter des haies (trame bocagère, contrats territoriaux),
- rouvrir les zones humides (SAGE, GEMAPI),
- structurer les trames vertes et bleues (SRADDET),
- protéger les captages (zones de sauvegarde),
- conditionner les marchés publics (cantines, espaces verts),
- organiser les filières locales (stockage, transformation),
- soutenir les systèmes issus des essais INRAE.
Il ne peut pas interdire un produit.
Mais il peut organiser un territoire qui n’en dépend plus.
Et c’est exactement ce que montrent les essais INRAE :
- Quand le territoire tient, les pesticides deviennent inutiles.
- Quand le territoire tombe, ils deviennent indispensables.
La Tenue : le vrai levier de sortie
La sortie des pesticides n’est pas :
- un acte individuel,
- une décision héroïque,
- un décret venu d’en haut.
C’est un effet de Tenue :
- sols vivants,
- gradients hydriques,
- continuités écologiques,
- diversité végétale,
- stabilité du milieu.
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synthèse #Duplomb
- Par cordier_bernard
- Le 21/07/2025
- Dans Troll Climat
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Pour signer la pétition c'est ICI
Post de Célia Poncelin du 20 juillet 2025
Alors que la pétition Duplomb pourrait faire 2 millions de signatures, voici 4 scénarios qui se dessinent sur son impact et la suite :
1️ Un débat public est organisé en Assemblée nationale
Cette pétition peut faire l'objet d'un débat en séance publique sur décision des députés.
La présidente de l'Assemblée s'est portée favorable à un débat, mais il faut qu'une majorité l'accepte.
Mais : ce débat ne portera >> que sur la pétition << et non sur la loi Duplomb
Donc, peu de chances de voir la loi abrogée avec la pétition seule.
Mais, mais 2 autres mécanismes sont à l’œuvre :
2️ Une possible censure de la loi par le conseil constitutionnel ?
Le 11 juillet, les députés de gauche avaient déposé un recours, mettant en avant le fait que la loi était incompatible avec la préservation de l’environnement et le droit à la santé.
Or, cette pétition ajoute une très forte pression sur le conseil constitutionnel, qui pourrait décider de la censurer
Sauf que cet organe rend son jugement sur le recours, normalement sans tenir compte des autres facteurs "externes" comme une pétition…
3️ Le président doit encore promulguer cette loi et pourrait ne pas le faire
Voici une brèche intéressante : E. Macron reproche à l’Assemblée nationale de détricoter les avancées environnementales de son mandat…
Sur le premier semestre, 43 reculs environnementaux ont été identifiés par Réseau Action Climat.
Il se pourrait donc que le Président se saisisse de l’opportunité pour ne pas promulguer la loi (ce qui serait inédit), et ouvrir un débat de plus grande ampleur sur l’agriculture - car c'est bien tout le modèle qui doit évoluer!
4️ Et pourquoi pas plus ?
Au-delà de battre un record d'être la pétition la plus rapide et la plus signée en France, ce mouvement envoie un fort signal d'espoir et de positif.
Partout, une vraie mobilisation émerge.
Peu importe notre milieu.
On entend que l'écologie ne mobilise plus. C'est FAUX !
L'alimentation, l'agriculture et la santé nous concernent toutes et tous.
Nous ne voulons plus voir de recul sur les avancées environnementales.
Alors certains proposent même de lancer un référendum d’initiative partagée : si 10% du corps électoral (= 5 millions de signatures) soutient le projet, un référendum est organisé !
Une chose est sûre : avec cet ampleur, plus personne ne pourra ignorer la voix du peuple. Ce n’est que le début
Car en 24h, le nombre de signatures a fait x2 : de 390 000 à 820 000.
Alors, on ne lâche rien et en route pour 2 millions ?
Ça enverrait un symbole très très fort, sans retour en arrière possible !
P.S : ce post centralise tout ce que j'ai pu lire, entendre et analyser sur l'impact de la pétition Duplomb, cependant je ne suis pas experte en droit donc il peut y avoir des erreurs, n'hésitez pas à me le dire en commentaire -
Suites du Forum STOP Pesticides 28
- Par cordier_bernard
- Le 09/04/2024
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Suite à son témoignage au forum pesticides organisé par le collectif "pesticides en question" d'Eure et Loir le 17 février dernier, Michel se confie à Chemcha Rabhi sur l'épreuve de son cancer dû aux pesticides (l'écho Républicain du 8 avril 2024).
Un grand merci à Michel pour la main tendue à d'autres victimes du département que cet interview représente.
michel-daviet-l-echo-du-8-04-2024.pdf (899.47 Ko)
michel-daviet-l-echo-du-8-04-2024-p.2.pdf (1.24 Mo)
michel-daviet-l-echo-du-8-04-2024-p.3.pdf (1.47 Mo)Quelques autres extraits au forum "STOP PESTICIDES" le 17 février 2024 à Voves (28) :
- Sauvegarder une agriculture paysanne après 2024 Florent SEBBAN 15 min https://youtu.be/C_b7_uoXLSU
- Arnaud APOTEKER les pesticides sont issus de la guerre 2 min https://youtu.be/MGxaMvb8TUo
- Arnaud APOTEKER Création de l'association JUSTICE PESTICIDES 5min46 https://youtu.be/AQ-hOZIU-FI
- Produire de la betterave à sucre en bio 12 min Jérôme FONTAINE https://youtu.be/7LNkanslhJA
- La vie résiste mieux par les techniques d'agriculture bio 3 min Jérôme FONTAINE et Sylvie ARRONDEAU https://youtu.be/GVRsM8Wakfo
- In memoriam - les marronniers ne mourront jamais 3 min Marie ORTIE https://youtu.be/kF1PXUX3wmc
- Appel STOP Pesticides 17 février 2024 3 min Jean-Marie LOURY https://youtu.be/QKlquIrpaGc